Recette du far aux pruneaux : le secret d’un dessert breton
Cuisine bretonne

Recette du far aux pruneaux : le secret d’un dessert breton

Par Soizic Tanguy 21 août 2026 6 min de lecture

L’essentiel
Le far breton se fait avec une farine T45 ou T55, des œufs frais et du lait entier tiède, pour une pâte lisse sans grumeaux. Comptez 200 à 250 grammes de pruneaux pour un moule standard, réhydratés au thé ou au rhum. La cuisson démarre à 200 °C puis descend à 180 °C après quinze minutes, pour un far pris mais moelleux.

Le far aux pruneaux, ce classique breton souvent confondu avec un flan, demande une attention particulière pour qu’il ne ressemble pas à une bouillie trop dense. On finit souvent par le rater parce qu’on néglige une ou deux étapes clés.

Je vais vous montrer comment préparer un far aux pruneaux comme on le fait dans ma cuisine du Finistère, avec la bonne texture et le goût juste, en moins d’une heure.

Le far partage avec le gâteau breton la même générosité en beurre et en œufs.

Les ingrédients clés d’un bon far aux pruneaux

Pour un far réussi, privilégiez une farine T45 ou T55, du sucre blanc pour l’équilibre, des œufs frais et du lait entier tiède. Les pruneaux dénoyautés, trempés puis enrobés de farine, sont essentiels. Pensez aussi au beurre et à une touche de rhum pour le goût.

La farine et le sucre : la base de la pâte

La farine est le squelette de votre far breton. Une farine type T45 ou T55 sera parfaite pour obtenir la bonne consistance. Elle assure la structure sans alourdir le dessert.

Le sucre, qu’il soit blanc classique ou légèrement vanillé, apporte la douceur nécessaire. Il faut trouver le juste équilibre pour ne pas masquer le goût des pruneaux. Comptez environ 150g pour un moule moyen.

Dans le registre des desserts bretons, le kouign-amann joue lui sur le caramel et le feuilletage.

Œufs et lait : pour la richesse et le moelleux

Les œufs jouent un rôle déterminant dans la texture. Ils lient les ingrédients et apportent une richesse incomparable. Ils contribuent aussi à la couleur dorée du dessus.

Le lait, idéalement tiède, est primordial pour le moelleux. Un lait froid risque de rendre la pâte moins homogène.

L’utilisation de lait entier accentue la gourmandise. Il confère une onctuosité qui fait toute la différence. C’est un détail qui compte pour un résultat parfait.

Le mot « far » se retrouve d’ailleurs dans le kig ha farz, plat salé du Léon.

Les pruneaux : le cœur du dessert

Comptez une bonne poignée de pruneaux par personne, soit environ 200 à 250g pour un moule standard. Ils sont l’âme de ce dessert breton.

Les faire tremper dans de l’eau tiède ou du thé pendant au moins une heure est une étape clé. Cela les réhydrate et les rend bien moelleux à la cuisson. Ils ne seront plus secs en bouche.

Beurre et touche aromatique (rhum, vanille)

Le beurre, à la fois dans la pâte et pour le plat, apporte une saveur incomparable. Il aide aussi à obtenir une belle coloration et à éviter que le far n’accroche.

Un trait de rhum ambré est le compagnon idéal des pruneaux. Il rehausse subtilement le goût du dessert. Vous pouvez aussi opter pour un peu d’extrait de vanille pour une note plus douce.

Préparer la pâte : astuces pour une texture parfaite

Mais avant de passer à la cuisson, la préparation de la pâte est une étape qui demande un peu d’attention.

Le mélange des ingrédients : simplicité et efficacité

Commencez par mélanger la farine et le sucre dans un grand saladier. Ajoutez ensuite les œufs un par un en fouettant bien. Incorporez le lait tiède progressivement. Mélangez doucement. L’astuce pour éviter les grumeaux ? Ne pas trop travailler la pâte. Un simple mélange jusqu’à obtenir une consistance lisse suffit amplement.

Le temps de repos : pourquoi est-il si important ?

Laisser reposer la pâte au frais pendant environ une heure est une étape souvent négligée. Pourtant, elle est essentielle pour le résultat final. Ce temps permet au gluten de se détendre. La pâte sera plus souple. Cela contribue à une texture plus aérée et plus moelleuse après la cuisson. Le far sera moins compact et plus agréable en bouche.

Préparer les pruneaux pour éviter qu’ils ne coulent

Une fois les pruneaux réhydratés, égouttez-les bien. Ensuite, enrobez-les délicatement dans une cuillère à soupe de farine. Cette fine couche de farine agit comme un petit parachute. Elle empêche les pruneaux de tomber au fond du plat pendant la cuisson. C’est un détail qui fait toute la différence pour une répartition uniforme.

La cuisson du far : maîtriser les températures et les temps

Une fois la pâte prête et les pruneaux préparés, il faut passer à l’étape cruciale de la cuisson.

Préparer le plat de cuisson pour une chaleur homogène

Le choix du plat est important. Un plat à gratin en terre cuite, en verre ou même en métal fera l’affaire. L’essentiel est qu’il répartisse bien la chaleur.

N’oubliez pas de bien graisser le fond et les bords avec du beurre fondu. Cela facilitera le démoulage et contribuera à une belle croûte dorée.

Les températures de cuisson successives

Commencez par préchauffer votre four à une température assez élevée, environ 200°C (thermostat 6-7). Cela permet au far de bien gonfler au début.

Après 10 à 15 minutes, baissez la température à 180°C (thermostat 6). Cette seconde phase assure une cuisson douce et homogène sans brûler le dessus.

Le temps de cuisson et les signes d’une cuisson réussie

La cuisson dure généralement entre 30 et 40 minutes. Le temps exact peut varier selon votre four.

Un far est réussi lorsqu’il est bien doré sur le dessus. Le centre doit rester légèrement tremblotant, signe qu’il continuera à cuire doucement en refroidissant.

Le secret d’une croûte dorée sans brûler l’intérieur

Pour éviter que le dessus ne brûle avant que l’intérieur ne soit cuit, surveillez attentivement. Si nécessaire, couvrez le plat avec du papier aluminium.

La gestion des deux températures de cuisson est la clé. La montée initiale rapide suivie d’une cuisson plus douce assure un résultat parfait.

Servir et conserver votre far aux pruneaux

Une fois votre délicieux far breton sorti du four, il reste encore quelques étapes pour en profiter pleinement.

Comment déguster le far aux pruneaux ?

Le far se déguste aussi bien chaud que tiède, voire froid. La texture change légèrement selon la température.

Pour une touche gourmande, accompagnez-le d’un verre de cidre brut ou d’un jus de pomme artisanal. Un caramel au beurre salé maison est aussi une merveilleuse option pour les plus audacieux.

La conservation au réfrigérateur : combien de temps ?

Le far breton se conserve très bien au réfrigérateur. Placez-le dans une boîte hermétique.

Il se garde ainsi 2 à 3 jours sans perdre de sa saveur. Pour le réchauffer, un passage doux au four ou à la casserole est idéal.

Variantes et adaptations pour diversifier le plaisir

Si vous n’avez pas de pruneaux, d’autres fruits peuvent faire merveille. Les pommes coupées en dés ou les poires fonctionnent très bien.

Pour une version plus légère, vous pouvez essayer de réduire la quantité de sucre ou utiliser du lait demi-écrémé. N’oubliez pas que la gourmandise est le maître mot !

Vous voilà prêt à réussir ce far aux pruneaux, un classique breton qui réchauffe le cœur. N’oubliez pas : la patience pour le repos de la pâte et la bonne température au four sont vos meilleurs alliés pour un dessert moelleux et bien doré. Lancez-vous dès maintenant, et savourez ce plaisir simple et authentique qui vous transportera directement en Bretagne.

Soizic Tanguy

Soizic Tanguy

Quinze ans en cuisine dans une crêperie du Finistère avant de tenir ce carnet. Elle teste chaque recette chez elle, avec le matériel que tout le monde a.

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